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Marché MAROC

une économie diversifiée en plein essor

Contexte politique stable, volonté de libéralisation de l’économie, assouplissement des procédures, renforcement des infrastructures pour qu’elles soient conformes aux standards internationaux, sont les bases d’une politique menée inlassablement depuis 10 ans pour permettre au pays d’avoir sa place dans l’économie mondiale.

Le Maroc n’a pas été touché aussi sévèrement que ses voisins du sud de la Méditerranée par les bouleversements du printemps arabe et la crise mondiale l’atteint peu puisqu’il resterait le seul pays arabe, en dehors des producteurs de pétrole, à afficher une croissance de plus de 4% cette année.  Aussi la Coface, estimant que le pays est capable de faire face à ses engagements extérieurs malgré les chocs subis par l’économie,  confirme sa note A4 et indique que le climat est favorable pour les investisseurs. Grâce à de multiples accords de libre-échange, le Maroc peut offrir aux investisseurs un accès en franchise de droits de douane à 55 pays. Rappelons que les côtes marocaines ne se trouvent qu’à 14 kms des côtes espagnoles et donc, le marché européen, si proche s’impose très naturellement.

Du fait de sa diversification dans des secteurs à forte valeur ajoutée, le Maroc se présente comme un vaste chantier avide d’investissements, non seulement de chantiers qui vont assurer la modernisation du pays, mais aussi de partenariats utiles pour l’apprentissage des technologies industrielles, nécessaires pour que le pays gagne en compétitivité. Pour ce faire, de grands plans sectoriels stratégiques ont été mis en place dont chaque région du pays doit bénéficier, dans les grands secteurs de l’énergie , de l’automobile, de l’aéronautique, de la pêche, de l’agriculture, des nouvelles technologies, du tourisme, ... La Coface reconnaît les atouts incontestables du pays mais souligne que sa dépendance vis-à-vis de l’Union Européenne où la croissance restera molle, doit être contre-balancée par le dynamisme de la demande interne, un dynamisme qui se confirmerait par le constat de l’émergence d’une classe moyenne consommatrice, si l’on en juge par la hausse des ventes des véhicules utilitaires et des voitures.

L’implantation de Renault à Tanger attire une multitude de sous-traitants qui vont trouver du travail et créer de l’emploi tout en favorisant l’expansion de  nouveaux métiers à forte valeur ajoutée, dont le grand donneur d’ordre a besoin. Elle ouvre sur des perspectives fortes d’intégration industrielle. Il en est de même pour les sous-traitants de l’aéronautique installés au Maroc qui travaillent sur les composites, les métaux,  l’assemblage, la maintenance. D’ailleurs de nombreux projets sont en cours dans l’immense pôle industriel et portuaire de Tanger-Med qui doit porter la capacité globale du port à plus de 8 millions de conteneurs.

Emblématique de la forte présence de la France au Maroc et de la qualité des  relations économiques entre les deux pays, le lancement du chantier du futur TGV, fin septembre à l’occasion duquel le Président français rejoignait le Souverain marocain à Tanger, en fait le premier TGV sur le continent africain. Le TGV reliera Tanger à Rabat d’ici 2015 en deux heures, complétant un réseau autoroutier de 1500 kms qui n’a pas fini de se développer.
Aujourd’hui 750 filiales françaises sont implantées au Maroc.

Nicole Hoffmeister