Compétitivité portuaire
Où en sont les ports français ?
Enquête réalisée par Sylvain Etaix
2011 aura été l’“annus horribilis” pour la plupart des ports français. Les conflits sociaux ont laissé des traces. Les grands ports maritimes (exceptés Dunkerque +11% et Marseille +3%) ont enregistré une chute de leurs trafics (-5% au Havre, -4% à Rouen, -2% à Nantes, -4% à Bordeaux, +0% à La Rochelle). En ce premier trimestre 2012, ils semblent avoir repris du “poil de la bête“. Non achevée et sujette à de nombreuses critiques, la réforme portuaire a été plutôt bien digérée. Le retour à la compétitivité semble être d’actualité. Et c’est tant mieux ! De Dunkerque à Marseille, en passant par le Havre, Rouen, Paris, Strasbourg, ou Sète, les ports rivalisent de projets et d’investissements pour regagner la confiance d’une clientèle qui ne sait plus trop à quel port se vouer. Mais qui sait là où elle ne veut plus aller. Ces efforts indéniables sont-ils pour autant suffisants pour rivaliser avec leurs concurrents du Nord et du Sud méditerranéen ? Les ports français sont-ils redevenus compétitifs ? Les opérateurs leur font-ils de nouveau confiance ? C’est ce que nous avons cherché à comprendre dans notre enquête, qui nous mène d'Anvers jusqu’à Tanger.
A quoi mesure-t-on la compétitivité d’un port ? « Il y a plusieurs critères principaux » résume Paul Touret, directeur de l’Institut supérieur d’économie maritime (Isemar) de Nantes Saint Nazaire : « l’offre de services maritimes à l’import comme à l’export, la capacité logistique du port, la qualité et la fiabilité des services qui est directement liée au climat social sur les quais, la qualité des services douaniers et la densité des liaisons terrestres avec l’hinterland qui renchérissent ou non le coût du pré/post acheminement. L'ensemble est un cocktail jaugé par les armateurs, les chargeurs et les transitaires avec parfois une dose de présupposés » (1).
A quoi mesure-t-on la compétitivité d’un port ? « Il y a plusieurs critères principaux » résume Paul Touret, directeur de l’Institut supérieur d’économie maritime (Isemar) de Nantes Saint Nazaire : « l’offre de services maritimes à l’import comme à l’export, la capacité logistique du port, la qualité et la fiabilité des services qui est directement liée au climat social sur les quais, la qualité des services douaniers et la densité des liaisons terrestres avec l’hinterland qui renchérissent ou non le coût du pré/post acheminement. L'ensemble est un cocktail jaugé par les armateurs, les chargeurs et les transitaires avec parfois une dose de présupposés » (1).
Port de Marseille
Méthodologie
(1) Pour réaliser cette enquête, nous avons délibérément choisi de retenir les 5 critères explicités, comme étant les plus fréquemment cités. Nous nous sommes plus particulièrement intéressés aux trafics conteneurisés.











